Zone de Texte: Liste des albums disponibles à l’inspection pour un emprunt LITTERATURE AUX CYCLES 1 ET 2

 

 

Situer les compétences visées

 

Compétences à la base de la compréhension du langage écrit

 

Trois compétences principales

Les compétences linguistiques

Les compétences logiques

Les compétences culturelles

 

Démarche générale

 

Analyse de l’album par l’enseignant

 

Grille d’analyse d’album

 

Grille de prévision d’activités

 

Etape 1 : la narration, approche linéaire

 

Etape 1 : la narration, approche plurielle

 

Etape 2 : l’extension des savoirs, approche croisée

 

Etape 2 : l’extension des savoirs, approche en réseau

 

 

Analyses d’albums

 

Bibliographie

 

Quelques sites remarquables

 



SITUER LES COMPETENCES VISEES

 

 

 

Les nouveaux programmes (cinq domaines d'activités)

 

 

 

 

 

Vivre ensemble

 

 

Agir et s'exprimer avec son corps

 

 

Le langage au coeur des apprentissages

 

 

La sensibilité, l'imagination, la création

 

 

 

Découvrir le monde

 

 

 

Développer des compétences de communication

 

 

Développer des compétences concernant le langage écrit

 

 

Développer des compétences concernant le langage d'évocation

 

 

Développer des compétences concernant le langage en situation

 

 

 

Fonctions de l'écrit

 

 

Découverte des réalités sonores du langage

 

 

Familiarisation avec la langue de l'écrit

 

 

 

Construction d'une première culture littéraire

 

 

 

Activités graphiques et écriture

 

 

Découverte du principe alphabétique

 

 

 

Produire du langage écrit

 

 

Comprendre le langage écrit

 

 

 

Comprendre une histoire adaptée à son âge et le manifester en reformulant dans ses propres mots la trame narrative de l'histoire

 

Identifier les personnages d'une histoire, les caractériser physiquement et moralement, les dessiner

 

Raconter brièvement l'histoire de quelques personnages de fiction rencontrés dans les albums ou dans les contes découverts en classe

 

Evoquer, à partir de quelques grandes expériences humaines, un texte lu ou raconté par le maître

 

 


COMPETENCES A LA BASE DE LA COMPREHENSION DU LANGAGE ECRIT

 

 

3 compétences principales

 

La compréhension du langage écrit repose sur la mobilisation et la maîtrise de 3 compétences principales : les compétences linguistiques, les compétences logiques, les compétences culturelles (culture textuelle et culture individuelle). Ces 3 compétences seront à la base des activités menées lors de l'étude d'un album..

 

 

 

Les compétences linguistiques

 

On vise là l'habileté de l'enfant à segmenter et traiter la chaîne sonore entendue.

 

 

Dans introduction à la pédagogie du langage - Maternelle, Tome 2, Philippe Boisseau distingue quatre types d'albums :

 

1.       Les albums dont les textes sont très spécifiques de l'écrit et qui visent à préparer l'anticipation dont les enfants devront être capables quand ils seront mis en situation de lire, à préparer les futurs lecteurs.

2.       Les albums dont la syntaxe est très proche de la syntaxe enfantine dont l'objectif est d'apprivoiser les enfants à l'écrit en leur démontrant qu'il peut aussi être très semblable à leur langage le plus quotidien.

3.       Les albums s'adressant plus particulièrement au cycle 2 rédigés dans une syntaxe simple, avec un vocabulaire choisi dans les premiers échelons des échelles d'acquisition et qui visent à encourager l'entrée autonome des enfants dans la lecture.

4.       Les albums destinés à aider l'enfant à construire son langage oral aux caractéristiques un peu au-delà du système habituel des enfants.

 

 

Les compétences visées dans le cadre de la familiarisation avec la langue de l'écrit et la littérature renvoient à l'utilisation d'albums du type 1. Ceux-ci se caractérisent souvent par un vocabulaire sophistiqué, par des structures de phrases peu utilisées à l'oral (déclaratives simples, inversions interrogatives...), par des systèmes de temps spécifiques de l'écrit (couple imparfait/passé simple) : il est donc difficile pour les enfants, à partir de la chaîne sonore, de suivre et de tenir le fil du thème d'un bout à l'autre du texte. Les albums de type 2 et 4 permettront, en allégeant les difficultés de type linguistique, d'aborder des notions d'ordre littéraire (personnages caractéristiques de la littérature enfantine, caractéristiques d'auteurs...).

 

 

 

Les compétences logiques

 

On vise là l'habileté de l'enfant à découvrir les relations temporelles et causales à travers des prises d'indices multiples (marques verbales, mots-outils, illustrations, texte entendu...). D'enchaînement en enchaînement, l'enfant s'achemine vers une relation entre ses " mini-résumés " et le thème général. C'est très difficile, cela explique que les jeunes enfants ne rappellent après coup que des " îlots " peu reliés entre eux de l'histoire qu'ils viennent d'entendre.

 

Quel que soit le niveau de classe, on peut distinguer 4 niveaux de performance qui peuvent permettre un repérage des possibilités de chacun et une évaluation du niveau atteint :

 

1.       Le résumé zapping* : L'enfant réagit à tous les éléments. Ceux-ci paraissent indépendants les uns des autres. Les épisodes sont mélangés, voire attribués à d'autres histoires.

2.       Le résumé analytique : On assiste à un enchaînement de " alors ", " puis ", " et ". Tous les éléments sont sur le même plan.

3.       Le résumé synthétique : Le récit est maîtrisé, l'enfant centre son résumé sur le fil conducteur du récit.

4.       Le résumé interprétatif : Certains enfants se contentent d'une phrase de résumé, très synthétique, puis interprètent le livre soit en donnant une opinion étayée, soit en rapportant l'effet qu'il produit sur le lecteur.

*

" Les tout petits, lors des rappels de récits, identifient principalement ce que nous appellerons le ressort (la peur, le désir exprimé et ressenti). Dès lors, ils sont conduits à une restitution elliptique (d'une image, d'une scène, d'un personnage) qui fait fortement référence à leur expérience personnelle. Peu à peu, avec l'aide de l'enseignant, la logique à l'oeuvre dans le récit se construit et l'on s'attend à ce que les élèves restituent le scénario, sa chronologie, la hiérarchie des personnages... Par ailleurs, en dépit d'un enseignement qui centre l'attention sur la compréhension des relations de causalité dans le récit, qui met donc en valeur l'aspect rationnel et intellectif de la fiction, des vestiges de la première attitude peuvent conduire à des contresens : l'émotion qui saisit l'enfant quand il rencontre une image ou un motif qui lui plaît ou lui fait peur a quelque chose de dévorant , elle risque toujours, à la mesure de la puissance du ressort mû, d'aveugler l'exigence de compréhension et d'entraîner l'irrespect des droits du texte, c'est à dire l'aveuglement à certains indices. " (Lire la littérature à l'école, C. TAUVERON, Hatier).

 


Les compétences culturelles

 

 

LA CULTURE TEXTUELLE

 

Toutes les connaissances construites vont " gouverner la réception et faciliter le traitement sémantique ".

La grille d'analyse d'un album renvoie à un grand nombre d'éléments d'observation, source de connaissances et d'enrichissement de la culture textuelle.

 

 

LA CULTURE INDIVIDUELLE

 

Il s'agit là de familiariser l'enfant avec le monde de l'histoire qui va lui être lue. L'univers que propose le texte doit être accessible aux enfants, doit se rapporter à leurs mondes connus. Ce n'est pas par hasard si les " maîtres " de Petite Section racontent et lisent beaucoup de petits albums qui offrent un univers et des personnages proches des enfants, des actions qui leur sont familières.

 

Quel enfant d'aujourd'hui sait, par exemple, ce qu'est un puits avec sa margelle, sa corde, son seau, et comment cela fonctionne? C'est pourtant indispensable pour comprendre Plouf! de Corentin (L'Ecole des Loisirs). Il sera souvent nécessaire d'aider les enfants à se représenter le monde de référence de l'histoire en utilisant des documents, en allant à la ferme, au zoo, en relisant des histoires dont la connaissance est nécessaire à la compréhension de celle-ci.

 

 

 


DEMARCHE GENERALE

 

 

Analyse de l'album par l'enseignant

 

Elle permet de repérer ce qui peut être source de difficulté et donc d'apprentissage à un niveau donné :

 

a)       L'attention à la dimension " mise en mots " peut permettre d'anticiper des difficultés d'ordre linguistique ;

b)       L'attention aux dimensions " construction du récit, système des personnages, paramètres du temps " peut permettre d'anticiper des difficultés de logique ;

c)       L'attention à la plupart des dimensions peut inspirer des apprentissages d'ordre culturel.

 

 

Grille d'analyse d'album

 

 

Grille de prévisions d’activités

 

 

 Etape 1 : la narration, approche linéaire

 

 

AXES DE TRAVAIL

 

L'accent est mis en priorité sur les capacités d'anticipation (compétences logiques)...l'anticipation s'appuyant sur la compréhension du langage écrit (compétences linguistiques) et sur la culture littéraire.

 

Les axes de travail peuvent être les suivants :

 

Ø       La connaissance ou reconnaissance des personnages,

Ø       les liens de causalité,

Ø       la chronologie.

 

 

 

AVANT LA LECTURE

 

Quelques activités possibles si des difficultés d'ordre linguistique - compréhension du langage écrit - sont attendues.

 

 

OUTIL No 1

 

Objectif des activités éventuelles : alléger la charge cognitive future  (comprendre le langage écrit)

 

Ø       Présenter les personnages

Ø       Raconter avant de lire

Ø       Proposer des activités autour du monde évoqué dans l'histoire

Ø       Montrer les images avant de lire

Ø       Résumer l'histoire

Ø       Présenter l'auteur

Ø       Découvrir la couverture

Ø       Présenter son activité (" Je vais vous lire l'histoire de…)

Ø      Construire une progressivité de compréhension* (dispositif " oral-image-écrit, PROG-INRP)

 

 

*

·         Le maître joue une scène à l'aide de marottes ou de marionnettes (scénario d'histoire simple emprunté à l'album travaillé). Le texte est très oralisé, ce sont les marionnettes qui parlent.

·         Décor et marottes sont laissés à la disposition des enfants. Le maître intervient pour soutenir ceux qui n'ont pas compris l'histoire. Nous sommes dans un premier temps en compréhension de langage oral.

·         L'histoire est ensuite présentée sous forme d'un livre ne présentant que les images. Les enfants sont alors en compréhension d'images séquentielles.

·         Lorsque le livre d'images est bien connu, le maître annonce : " Je vais vous lire une histoire!... ". Le second livre qu'il montre et qu'il a fabriqué ne comporte aucune image ! Les enfants s'étonnent ! Ils vont peu à peu reconnaître l'histoire alors que la chaîne sonore perçue est sans commune mesure avec celle qu'ils ont entendue lors du spectacle avec les marottes. Ils sont alors en compréhension de langage écrit mais avec un allègement cognitif     considérable (problèmes de compréhension résolus, accent mis sur le traitement du langage écrit et les représentations de l'acte de lecture).

 

 

PENDANT LA LECTURE

 

...S'appuyer sur le vécu intérieur pour accéder à ce que les enfants ont compris, pour repérer des éléments qui font obstacle à la compréhension pour construire les situations futures, pour conduire à prendre position, à donner son avis, à mettre en relation avec…

 

 

OUTIL No 2 Questionnement possible

 

Ø       Pourquoi…?

Ø       As-tu eu peur que…?

Ø       Est-ce que ça te rappelle…?

Ø       Aimes-tu quand…?

Ø       Es-tu fâché contre…?

Ø       Qu'est-ce qui est difficile à comprendre ?

Ø       Qu'est-ce qui t'amuse dans…?

 

 

 

PENDANT OU APRES LA LECTURE

 

OUTIL No 3 Activités possibles

 

Ø       Jouer l'histoire

Ø       Choisir le meilleur résumé

Ø       Trouver un titre

Ø       Montrer au bon moment des images significatives d'un moment de l'histoire (l'enseignant relit l'histoire)

Ø       Dessiner pour mettre en évidence le déroulement de l'histoire

Ø       Suivre un personnage tout au long de l'histoire en se remémorant l'histoire

Ø       Raconter l'histoire à...

 

 

 

 

Etape 1 : la narration, approche plurielle

 

 

CARACTERISTIQUES DE L'APPROCHE PLURIELLE

 

Ø       Cette étape fait suite à l'approche linéaire (ou lecture " suivie ").

Ø       C'est une approche centrée sur l'oeuvre.

Ø       On porte un regard sur celle-ci à travers 1 élément particulier  (choisi par exemple dans le tableau " Grille d'analyse d'un album ").

Ø       L'oeuvre est " survolée " à travers ce regard qui va permettre d'affiner la compréhension.

Ø       Cette étape permet à l'enfant de prendre du recul par rapport à l'approche précédente (approche linéaire ou pas à pas), de construire une vision globale de l'album, de s'approprier la trame narrative.

Ø       On aura relevé au cours de notre analyse préalable ou au cours de l'étape 1 " Narration, approche linéaire "  (à travers les remarques des enfants) les éléments d'observation porteurs de sens.

Ø       Cette étape va permettre de viser, autour de l'album, des compétences touchant à d'autres domaines que la maîtrise de la langue.

Ø       Ce n'est qu'à l'issue de cette étape que pourra être évaluée la compréhension de " l'album ".

 

 

EXEMPLES D'APPROCHES PLURIELLES POSSIBLES

 

(a)     Les personnages : On peut suivre des personnages secondaires tout au long de l'histoire et revivre celle-ci à travers leurs réactions.

(b)     La mise en mots : On peut suivre les paroles d'un seul personnage et les revisiter, à la lumière de la connaissance que l'on a de l'histoire.

(c)     La mise en image : On peut s'attacher aux expressions des personnages et montrer comment celles-ci traduisent les sentiments, les intentions, les valeurs transmises : vengeance? mépris? violence? acceptation? soumission? amour ?...).

 

 


 

Etape 2 : l'extension des savoirs, approche croisée

 

 

CARACTERISTIQUES DE L'APPROCHE CROISEE

 

Ø       C'est une phase de travail qui n'est plus centrée sur l'oeuvre étudiée mais s'appuie sur celle-ci pour viser 3 nouveaux objectifs :

 

§         Construire des connaissances littéraires en s'appuyant sur une démarche comparative (démarche à la base de la construction de tous les savoirs) ;

§         Construire des connaissances appartenant à d'autres domaines que la littérature ;

§         Montrer que l'écriture  ou la création littéraire peuvent être  " emprunt " ou  "copie ".

§          

Ø       C'est une approche qui va mettre l'œuvre étudiée en relation avec une information extérieure issue d'un autre domaine de connaissance ou d'une autre œuvre (clin d'œil à des peintures, référence à un événement historique,  à un  auteur particulier, mise en relation avec une autre version de l'album…).

 

Ø       Cette information n'est pas nécessaire, à priori, pour maîtriser l'étape 1 (approche linéaire). Elle peut cependant éventuellement permettre de compléter, de modifier, d'enrichir la compréhension de l'album.

 

 

 

OBJECTIF 1 : MONTRER QUE L'ECRITURE PEUT ETRE EMPRUNT OU COPIE

 

" Les enfants se représentent l'écriture comme un création ex nihilo, et condamnent à priori (effet d'une injonction scolaire) l'idée même d'emprunt et de copie, qui leur paraît comme un acte délictueux. Le " copieur ", en tout cas, à leurs yeux, ne peut faire aussi bien sinon mieux que l'auteur originel. Le premier objectif est donc sur ce point de modifier la représentation qu'ils se font de l'écriture...en les engageant à confronter des textes appartenant au même genre, le texte cité et le texte citant, le texte source et le texte dérivé (Esope et La Fontaine, par exemple). " (C. Tauveron, Lire la littérature à l'école, HATIER)

 

" Les textes d'accompagnement des programmes de collège insistent sur le fait que " l'écriture se travaille avec des matériaux préexistants... L'élève rédacteur doit simultanément être lecteur d'autres textes dans lesquels il puisera des contenus, des formes et des stratégies qu'il imitera et transformera "... " (R. Stoecklé, L'album à l'école et au collège, L'ECOLE)

 


OBJECTIF 2 : DEVELOPPER UNE DEMARCHE COMPARATIVE EN S'APPUYANT SUR DES CONTENUS LITTERAIRES

 

 

DEVELOPPER UNE DEMARCHE COMPARATIVE EN LITTERATURE

 

 

 

 

 

 

EN

 

CONFRONTANT...

 

 

OBJET D'ATTENTION

 

ACTIVITE POSSIBLE INDUISANT UNE DEMARCHE COMPARATIVE

2 albums d'une même série

Repérage de critères externes

 

2 albums avec le même personnage principal

 

Cartes d'identité de personnages

2 albums d'un même auteur

Rapprochement du style des illustrations ou du texte

 

2 albums au thème identique

Expression autour des sentiments suscités par chaque album

 

2 albums à la structure narrative identique

 

Repérage des moments-clés de l'histoire

 

 

EN RECHERCHANT

DANS L'ALBUM TRAVAILLE

DES REFERENCES

A UN AUTRE ALBUM,

A UN AUTRE DOMAINE

 

§         Référence sous forme de citation

 

citation : Reprise explicite d'un titre, d'une expression, de phrases, de personnages clairement nommés…

 

§         Référence sous forme d'allusion

 

 

Mettre en relation une illustration d'un album avec un tableau, un monument, un animal réel, un personnage de film...

 

Reconnaître  une citation tirée d'un autre album...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EN RAPPROCHANT

 

DES REFORMULATIONS

 

D'UNE MEME HISTOIRE

 

réécriture : "Réappropriation personnelle d'une œuvre inspiratrice", hommage.

 

parodie : Transformation ironique ou satirique dont le but est de faire sourire.

 

pastiche: Imitation au plus près du style du texte source.

 

adaptation : Simplification d'une œuvre dans le but de la rendre accessible au plus grand nombre.

 

transposition : Opération de transcodage permettant le passage d'un média à un autre.

 

variante : Une même trame avec des variations dues au conteur, au contexte géographique, historique ou culturel…

 

variation: Point de départ unique avec ses multiples modifications.

 

 

§         Accent mis sur le texte

 

Lecture de 2 histoires proches par certains aspects : Est-ce la même?

 

 

§         Accent mis sur l'illustration

 

Aller chercher un livre dans lequel on voit un loup qui...

2 enfants n'ont pas apporté le même, pourquoi ?

 

 

§         Accent mis sur la production

 

ü       Création d'imagiers utilisant des techniques variées

 

ü       Adaptation d'un album pour des enfants plus jeunes

 

ü       Transposition d'un album en pièce

 

 


OBJECTIF 3 : CONSTRUIRE DES CONNAISSANCES APPARTENANT A D'AUTRES DOMAINES QUE LA LITTERATURE

 

 

OBJECTIFS

 

 

DOMAINE

 

EXEMPLES

 

 

 

 

APPORTER DES CONNAISSANCES AUTRES QUE LITTERAIRES

 

 

 

 

 

 

INVITER A OBSERVER L'ALBUM SELON DES ANGLES VARIES

 

 

 

 

 

 

MULTIPLIER LES DECOUVERTES AUTOUR DE CES DIFFERENTS ANGLES

 

 

 

 

Découverte du monde

 

Etude d'une période historique reflétée dans l'album (Le temps des cerises, Otto…)

 

 

Etude des animaux représentés dans l'album (L'Afrique de Zigomar)

 

 

Expression orale

 

Mise en voix d'albums

 

 

 

 

 

 

Sensibilité, imagination, création

 

 

 

 

 

 

 

Sensibilité, imagination, création

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les couleurs :

 

§         Effectuer des tris d'albums selon des critères de couleurs (vives, sombres, noir et blanc…)

 

§         A partir d'un titre, imaginer les couleurs et réaliser le coloriage de la couverture ; Comparer avec l'original.

 

§         Transformer d'une teinte dans une autre.

 

 

La photographie :

 

Prises de vue  d'un même lieu, par les enfants et les adultes de différents endroits de la classe et comparaison (construction de la notion de point de vue).

 

L'image :

 

Modifier les caractéristiques de certaines images (cadre, cadrage, point de vue, lumière...) et observer les effets.

 

 

 

 

 

DEMARCHE POSSIBLE

 

Etape 1 : Lecture et travail de compréhension autour d'un album (approche linéaire)

 

Etape 2 : Le " lendemain " (approche croisée)

 

§         Echanges* autour du livre

 

On pose une question ouverte aux enfants du type "A quel autre album vous fait penser celui-ci ? Pourquoi ?" (comparaison avec des ouvrages déjà lus qui seront retrouvés, relus, redécouverts…)

 

" * La parole sur le livre est fondamentale, elle aide à construire des représentations, à établir des parallèles, à dégager des différences. A cette occasion, les élèves s'approprient la masse des ouvrages disponibles en prenant des repères variés. " (Apprendre à lire avec la BCD, C. JORDI , NATHAN)

 

 

 

DE L'APPROCHE CROISEE A L'APPROCHE EN RESEAU

 

1.       Régulièrement, des albums connus sont rapprochés d'autres albums pour des motifs variés.

2.       L'enseignant garde en mémoire ces motifs repérés par les enfants.

3.       A un moment donné, un rapprochement de plusieurs albums (mise en réseau) autour d'un " motif " récurrent " conduit " à la mise en évidence d'un savoir explicite.

 

 

 

ALBUM TRAVAILLE

 

MIS EN RELATION AVEC L'ALBUM…

 

MOTIF REPERE

 

 

PISTE DE RESEAU POSSIBLE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A

 

B

 

Présence d'un même personnage principal

 

Vers la notion de série ou de collection

 

 

 

D

 

Présence d'une structure narrative identique : rencontres multiples

 

 

Vers la notion de genre : le récit de randonnée

 

F

 

Présence d'un personnage récurrent : le renard, la princesse…

 

 

Vers la construction d'un stéréotype

 

K

 

Présence de couleurs identiques, d'un vocabulaire similaire…

 

 

 

Vers la notion d'auteur

 

P

 

Présence d'un thème commun

 

 

 

 

 

EVALUATION DE LA DEMARCHE

 

Attitudes et capacités reflétant une évolution des élèves :

 

§         Intérêt porté à la lecture de l'adulte (capacité à se concentrer durant un temps donné) ;

§         Aptitude à évoquer et raconter un texte lu ;

§         Aptitude à établir des relations entre les différents ouvrages  : mise en parallèle, comparaisons, oppositions…, (liée à l'aptitude à passer de la simple réception à la construction d'une culture). Les critères peuvent être d'ordre quantitatif (nombre de rapprochements effectués) ou qualitatif (les rapprochements effectués renvoient de moins en moins à des ressemblances de forme.

§         Intérêt porté ultérieurement aux traces (évocations suscitées par les fiches des livres et les affichages) ;

§         " Relectures " spontanées  dans " l'espace-lecture ".

 

 


EXEMPLES DE REFERENCES INTERTEXTUELLES ET DE REFORMULATION

 

Objectifs pouvant être atteints à partir d'une telle liste :

 

ü       Développer une démarche comparative (listes 1 et 2)

ü       Inviter à créer des " liens ", à faire des références " intertextuelles " (liste 1)

ü       Comparer le contenu d'un album à une reformulation (liste 2)

 

q       Intertextualité (liste 1)

 

§         La reine des fourmis a disparu et Monsieur Cloud nuagiste (Bernard et Roca) : On retrouve le même personnage du savant.

§         Pauvre Verdurette (Boujon) : On repère une citation : "…histoire de la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf…"

§         Les tableaux de Marcel (A. Browne) : On peut établir des comparaisons avec les tableaux originaux.

§         Marcel le Rêveur (A. Browne) : Cf supra (Dali, Magritte, le Douanier Rousseau…)

§         Le secret de la Licorne (Hergé ) et L'Afrique de Zigomar (Corentin) : Présence de personnages " sans rôle " (la grenouille, le second Dupont(d)

§         Parci et Parla (Ponti) et Le Petit Chaperon rouge (M. Levert) : On aperçoit chez Ponti le Petit Chaperon rouge

§         Le Tournemire (Ponti) et Alice au pays des Merveilles (Lewis Caroll) :  Les enfants rapetissent.

§         Schmélele et l'Eugénie des larmes et Alice au pays des Merveilles : Bain de larmes

§         Pétronille et ses 120 petits (C. Ponti) : On peut repérer une comptine enfantine célèbre

§         Anna et le gorille (A. Browne) : parodie de La Joconde

§         Jumanji (C. Van Allsberg) : Références à l'hyperréalisme

 

 

q       Reformulation (liste 2)

 

Variation

§         Une histoire à quatre voix (A. Browne)

§         Les contes du miroir (Yak Rivais)

Parodies

§         Tête à claques (Corentin), Le Petit Chaperon Vert (Solotareff, Nadja), Mademoiselle Sauve-qui-peut (Corentin) : Parodient Le Petit Chaperon rouge.

§         Grand-mère (Teulade, Sarrazin), Le loup Conteur (B. Bloom), Loup y es-tu ? (S. Auzary-Luton) : Parodient le stéréotype du loup

§         Barbe-Rose (Solotareff, Nadja) : Parodie La barbe Bleue

§         Les Trois Petits Loups et le Grand Méchant Cochon (Trivizas, Oxenbury) : Parodie Les Trois Petits Cochons

§         Contes de la rue Broca (La fée du robinet) : Parodie du personnage de la fée

§         Contes à l'envers (Philippe Dumas et Boris Moissard)

Réécriture

Les bottes de sept lieues (Marcel Aymé), réécriture du Chat Botté

L'enfant Océan (J.-C. Mourlevat), réécriture du Petit Poucet

 

 

 

EXEMPLES D'ACTIVITES POUR L'APPROCHE CROISEE

 

§         Mener une recherche documentaire en lien avec un " thème " de l'album

¨       Dire à quoi nous fait penser cet album et pourquoi

¨       Dire à quoi nous fait penser telle image de l'album et pourquoi

¨       Dire à quoi nous fait penser tel personnage de l'album et pourquoi

¨       Ecouter l'enseignant qui fait lui même quelques rapprochements

¨       Deviner pourquoi l'enseignant propose tel rapprochement (commencer avec des éléments de surface en commun –même lieu, même personnage, mêmes couleurs…- pour aller vers des points communs de plus en plus subtils)

·         Comparer 2 réécritures de  l'histoire

·         Mimer l'histoire

·         Transformer l'histoire en pièce de théâtre

·         Raconter ce qui s'est passé avant que l'histoire ne commence…

·         Etoffer l'histoire (repérer un passage intéressant et le développer)

·         " Réécrire " l'histoire en modifiant des éléments de surface (les lieux, les personnages…)

·         " Réécrire " l'histoire en modifiant la fin

·         Emmêler 2 histoires

·         Raconter l'histoire selon le point de vue de l'un des personnages

v      Introduire des citations dans les textes créés par les élèves

 

 


Etape 2 : l'extension des savoirs : approche en réseau

 

 

CARACTERISTIQUES DE l'APPROCHE EN RESEAU

 

§         C'est une approche qui met l'œuvre étudiée en relation avec de nombreuses autres œuvres déjà étudiées mais qui sont toutes revisitées selon un même angle.

§         L'objectif est de comparer des techniques narratives, plastiques…, de rapprocher leurs effets pour construire ainsi des " savoirs provisoires ".

§         Ces savoirs provisoires permettent d'entrer plus facilement dans les futures œuvres, ils favorisent l'attente, l'anticipation, la compréhension.

§         Ils permettent également d'être réceptif à l'écart par rapport à la " norme " (Pourquoi cet ogre ne réagit-il pas comme tous les ogres ?) et d'apprécier l'effet de surprise.

§         Cette approche permet de viser des objectifs liés à d'autres domaines que la maîtrise de la langue.

§         Cette manière de penser (la mise en réseau) est au coeur de tout apprentissage : repérer les analogies et les différences. Lorsqu'il apprend à parler, l'enfant se construit des catégories linguistiques en associant et en dissociant des éléments de la chaîne orale. Sur les textes, la mise en réseaux procède des mêmes principes, elle ne peut être que le fait de l'enfant. Elle a besoin de temps de réception et de temps de production sous forme de partage avec les pairs, de relectures, de feuilletages... (CRDP Créteil)

 

 

EXEMPLES DE PISTES POUR UNE MISE EN RESEAU D'ALBUMS

 

Réseau " sémantique "

§         Les livres qui font rire, qui font peur, qui finissent bien...

§         Les thèmes adaptés aux préoccupations des petits lL'école, le coucher, le médecin...)

 

Réseau " culturel "

§         L'auteur, l'illustrateur (technique, couleurs, cadrages...)

§         Le genre (type de texte)

§         Le personnage

q       Ploum, Elmer, Spot, Petit Ours Brun…

q       Le personnage de l'ogre, de la princesse…

§         La notion de collection, de série

§         Les lieux (la forêt, l'île…), les symboles (eau, feu, mur, couleurs, saisons...)

 

Réseau " structure d'écriture "

§         Les récits répétitifs

§         Les récits de point de vue

§         Les récits dans le récit

§         Les récits rétrospectifs...

 

 

 

EXEMPLES D'ACTIVITES POUR L'APPROCHE EN RESEAU

 

§         Rechercher d'autres albums qui parlent de…

§         Compléter une bibliographie sur…

§         Préparer une exposition sur…

§         Trier des albums

§         Classer des albums

§         Comparer des albums

§         Analyser les procédés textuels utilisés pour…(faire sourire, évoquer un rêve…)

§         Analyser les procédés graphiques utilisés pour…

§         Dégager les ressemblances entre…

§         Trouver un intrus dans une série

§         Fabriquer un imagier de…(des attributs de l'ogre, des personnages de tel auteur…)

§         Créer le musée de…(la fée, du détective…)

§         A partir d'un titre d'album d'un auteur connu, imaginer la couverture

§         Reconnaître l'auteur d'un album à sa lecture

§         Reconnaître l'illustrateur d'un album

§         Reprendre les activités de " réécriture " partielle de l'étape précédente

ü       Raconter ce qui s'est passé avant que l'histoire ne commence…

ü       Etoffer l'histoire (repérer un passage intéressant et le développer)

ü       " Réécrire " l'histoire en modifiant des éléments de surface (les lieux, les personnages…)

ü       " Réécrire " l'histoire en modifiant la fin

ü       Raconter l'histoire selon le point de vue de l'un des personnages

 

 

 

FORMULER UN SAVOIR EN FIN DE PARCOURS :  EXEMPLES

 

Les mises en réseaux conduisent naturellement à l'explicitation des savoirs des enfants. Ceux-ci peuvent prendre la forme d'affichages variés (photos, croquis, tableau...) ou passer par des formulations orales adaptées...

 

Le personnage de l'ogre : Si je rencontre un personnage barbu, à la mâchoire impressionnante, armé d'un coutelas et sans pitié, c'est sans doute un ogre...

Type de texte : Si je rencontre un ogre dans un album, il sera sans doute vaincu par un héros petit, faible et rusé (sans doute un enfant).

Le personnage de la sorcière : Dans les contes africains, le sorcier est souvent bon, la sorcière mauvaise.

Corentin (auteur) : Chez Philippe Corentin, le loup apparaît souvent comme un animal affamé, apeuré, mal-aimé.

Le conte : Dans toutes ces histoires, il se passe des choses horribles mais le héros arrive toujours à s'en sortir.

Albums variés : Dans certains livres, la fin est bizarre, on est obligé d'imaginer des choses.

Récits de point de vue : Dans certains albums, en observant la typographie, on peut savoir quel personnage parle.

Récits de point de vue : Dans plusieurs albums, on a un personnage qui parle sur une page et un autre personnage sur l'autre.

Récits de randonnée : Dans tous ces récits, chaque rencontre est annoncée par une question ou une onomatopée.

Rôle de l'image : Dans plusieurs albums, on ne peut pas comprendre l'histoire sans observer les images.

La couleur : Dans tous les albums triés, la couleur évoque une ambiance douce, reposante.

Les plans : Le gros plan permet de rendre plus forte l'émotion.

Les plans : Grâce aux plans utilisés, on a une impression de mouvement.

Le cadre : Pour attirer l'attention sur un personnage, le dessinateur l'a fait sortir du cadre.

Procédé d'écriture : Dans tous ces albums, on voit que les personnages ne sont pas sûrs d'eux car ils posent beaucoup de questions et on voit des verbes comme " s'inquiète ", " s'étonne ".

 

 

 

ILLUSTRER LA NOTION DE PARCOURS DE LECTURE, DE RESEAU : CITATIONS

 

Apprentissage de la langue et conduites culturelles - Maternelle - Devanne BORDAS

 

1.       ...motiver les relectures pour comparer des techniques, identifier des procédés, confronter ceux-ci à des réalisations individuelles, préciser ou généraliser, ou organiser des remarques jusqu'alors dispersées ou fragmentées induire des productions plastiques, vérifier des affirmations…

2.       Réinvestir les savoirs dans la découverte de nouveaux albums. Les affichages évoluent car les formalisations évoluent : apparition de sous-classes dans les classements.

3.       Les opérations de mise en réseaux sont parfois activées par des relectures sous la forme d'un " effet de loupe " (lecture ou relecture de 2 ou 3 récits présentant certaines analogies) qui aide à préciser ou organiser des remarques jusqu'alors dispersées ou fragmentaires.

4.       Les situations mises en place activent les capacités des enfants à établir des relations entre différents ouvrages dans des comparaisons qui se multiplient au contact des pairs ; ces échanges sont autant d'expériences nouvelles qui aiguisent la curiosité intellectuelle. Les situations contraignent les enfants à dépasser le stade des remarques ponctuelles pour accéder à une logique d'organisation des savoirs. Les savoirs remis en cause gagnent en précision et en généralisation.

5.       L'enfant perçoit d'autant mieux la valeur narrative de ces images fortes dans un nouveau récit (pièges, forêt, noir...) qu'il a rencontré dans d'autres histoires, des images analogues pour des situations et des dénouements similaires.

6.       La présentation de plusieurs illustrations qui figurent des rapports analogues entre deux ou plusieurs personnages permet de saisir, au-delà de la diversité des scènes, l'identité des situations. C'est un moyen de favoriser la  généralisation de principes narratifs de composition et d'accéder, en bon lecteur, plus directement au sens.

7.       De nombreux textes documentaires ont été lus, ont été vus et/ou sont encore affichés. Ces apports doivent à un moment donné être mis en réseaux pour que se structure par l'explicitation les savoirs spécifiques aux types de textes, leur fonction et leur forme.

8.       Par des mises en réseaux " linguistiques ", les activités de production et de recherche conduisent à formuler progressivement des remarques relatives au fonctionnement de la langue écrite. Dans l'appropriation des relations entre l'oral et l'écrit, des degrés se manifestent, des simples productions gérées dans l'implicite aux formulations progressivement plus explicites.

9.       A l'expérience, on observe que ce sont toujours des ouvrages " groupés " qui, parce qu'ils ont particulièrement permis de stabiliser certaines références textuelles en même temps que structurelles, constituent les inducteurs privilégiés dans l'émergence de projets.

 

 

Documents d'application des programmes Littérature Cycle 3

 

a)       La culture littéraire est un réseau de références autour desquelles s'agrègent les nouvelles lectures.

b)       La littérature s'est constituée comme un univers où les personnages, les thèmes, les situations, les images ne cessent de se répondre.

c)       Les réseaux sont organisés pour explorer un genre, pour apprécier les divers traitements d'un personnage, pour élucider une procédure narrative, l'usage du temps et des lieux…

d)       Le parcours de lecture doit permettre de construire les échos entre les œuvres lues et, quelquefois, les autres œuvres d'art rencontrées par ailleurs (peinture, musique, architecture…) ainsi qu'entre celles-ci et les connaissances en histoire, géographie…

 

Programmes 2002

 

a) L'essentiel est que l'enfant découvre qu'une oeuvre peut être prise dans de multiples horizons d'interprétation, reliée à des références culturelles variées.

b) Les auteurs de la littérature de jeunesse, et en cela ils ne se distinguent pas des autres écrivains, tissent de nombreux liens entre les textes qu'ils écrivent et ceux qui constituent le contexte culturel de leur création. C'est dire qu'on ne comprend véritablement un livre, serait-ce un simple album, sans retrouver ces relations subtiles qui font d'une oeuvre une oeuvre littéraire.

 

 

 

ONL (http://www.inrp.fr/ONL)

 

 

A.      Offrir à la perspicacité et au jugement de jeunes lecteurs, un corpus de livres déjà constitué, oblige à des lectures différentes du livre pilote. En retour, lire en constellation deviendra peu à peu la geste du jeune lecteur qui pourra de lui-même mettre en relation, tisser le sens.

B.      Un lecteur de cycle 2 ne verra plus du même œil le personnage du loup lorsqu'il lira différentes versions du Petit Chaperon rouge.

C.      Ainsi se joue dans la lecture en constellation, la formation du lecteur, de nature cognitive, sociale et patrimoniale.

D.      La lecture en constellation oblige parfois à des lectures explicitant le contexte dans lequel se déroule l'histoire : peuvent être alors convoqués des documentaires, des usuels liés au contexte mal connu du jeune lecteur.

 

 


 

 

 

ANALYSE D'ALBUMS : PISTES D'EXPLOITATION

 

 

Cliquer sur le nom de l'oeuvre pour y accéder : présentation, grille d'analyse, situations d'exploitation...

 

Ces analyses sont en cours et seront réactualisées en fonction de l'apport des enseignants qui auront accepté de contribuer à leur construction progressive après lecture, préparation ou exploitation en classe.

 

Impression au format paysage

 

A.H. BENJAMIN – J. CHAPMAN, Ca sert à quoi un kangourou ?

B. BLATHWAYT, L’aventure de Petit-Ours

 

C. BOUJON, La chaise bleue

 

P. CORENTIN, Mademoiselle Sauve-Qui-Peut

 

P. CORENTIN, Plouf

 

P. CORENTIN, L’Afrique de Zigomar

 

P. CORENTIN, Machin Chouette :             grille d’analyse
                                                                       tableau d’activités

 

C. DAVENIER, Léon et Albertine

 

I. FINN, La coccinelle qui ne voulait pas voler

 

L. LIONNI, Un œuf extraordinaire

 

L. LIONNI, Petit Bleu et Petit Jaune

 

A. LOBEL, Porculus

 

A. LOBEL, Le magicien des couleurs

 

PEF, La belle lisse poire du prince de Motordu

 

PEF, Rendez-moi mes poux

 

G. DE PENNART, Le loup sentimental

 

PERE CASTOR, Les bons amis

 

M. PFISTER, Arc-En-Ciel

 

S. PROKOFIEV (adaptation de M. PRADO), Pierre et le loup

 

A. SANDERS, De toutes les couleurs

 

C. VAN ALLSBURG, Jumanji

 

C. VOLTZ, Toujours rien

 

 


BIBLIOGRAPHIE

 

 

 

MEN, Lire au CP CNDP

 

Les fiches A1, A2, A4 et D2 proposent des pistes pour repérer les difficultés de compréhension des élèves et y remédier.

 

 

MEN, Lire et écrire au cycle 3 CNDP

 

La partie " Lire des œuvres littéraires " attire l'attention sur les critères de complexité d'une œuvre, critères regroupés sous 5 rubriques. Tous ces éléments identifiés sont destinés à l'enseignant pour son travail de préparation. Ils ne doivent pas conduire à une grille de lecture exhaustive qu'il conviendrait de suivre avec les enfants !

Ces éléments identifiés concernent indifféremment les 3 cycles, les compétences visées en littérature au cours de la scolarité ne changeant pas fondamentalement de nature.

De multiples albums sont cités pour illustrer le propos.

 

 

Devanne B., Apprentissages de la langue et conduites culturelles (maternelle) BORDAS

 

A travers de nombreuses réflexions, ce livre aide à comprendre l'intérêt d'une approche en réseau d'albums.

Il propose des situations permettant de tisser des liens  entre albums autour de savoirs littéraires précis (univers d'auteurs, récits de point de vue…).

A déguster tranquillement.

 

 

Brigaudiot M., Apprentissage progressif de l'écrit à l'école maternelle HACHETTE EDUCATION

 

La partie " Comprendre le langage écrit " pointe du doigt les principales difficultés de compréhension possibles.

Les situations proposées montrent comment les stratégies misent en place par l'enseignante peuvent soulager certaines de ces difficultés pour se centrer sur d'autres (notion de " jeu-problème ").

Les dialogues enseignants/enfants cités illustrent bien ces stratégies.

 

 

 Stoecklé R., L'album à l'école et au collège L'ECOLE

 

Cet ouvrage propose…

 

§          une liste d'albums de référence pour diverses tranches d'âge : PS1/PS2, MS/GS, CP/CE1…

§          des réseaux d'albums autour de sujets variés (la différence, la nature), d'images particulières (la nuit, le vol…) ;

§          des titres d'albums liés par des citations ou allusions (mises en lien, activités de comparaison possibles).

 

" Par les images, l'album permet une sensibilisation à l'allusion et à la citation qu'aucun autre support ne permet de façon aussi immédiate. "

 

 

Tauveron C., Lire la littérature à l'école HATIER

 

Ce livre propose…

 

§          Une typologie des problèmes de compréhension posés aux élèves par la littérature de jeunesse et les connaissances liées ;

§          Des descriptions de dispositifs de présentation et de questionnements de textes à différents niveaux de classe ;

§          Des comptes-rendus d'activités en réseau autour :

ü       de stéréotypes de personnages

ü       d'auteurs

ü       de réécritures variées.

 

Très pratique.

 

Jordi C., Apprendre à lire avec la BCD (PS et MS) NATHAN pédagogie

 

Ce livre présente …

 

§          une bibliographie PS/MS (proposée sous forme de réseau de lecture) ;

§          de nombreuses fiches pratiques d'activités littéraires à mener " autour "de la BCD.

 

 


QUELQUES SITES REMARQUABLES

 

Pour leurs résumés d'albums et analyses, pour les informations sur les auteurs et illustrateurs

 

http://www.inrp.fr/ONL/

 

http://www.lecture.org/

 

http://crdp.ac-bordeaux.fr/cddp33/attirelire/somatirelire.htm

 

http://www;ricochet-jeunes.org

 

http://www.ien-landivisiau.ac-rennes.fr

 

 

 

Pour leurs informations littéraires : comptes rendus de colloques, études thématiques

 

http://lije.univ-lemans.fr

 

http://www.inrp.fr/ONL/

 

http://www.ac-creteil.fr/crdp/telemaque/

 

http://perso.wanadoo.fr/livresenreseaux/

 

http://www.ien-landivisiau.ac-rennes.fr