La tâche est délicate : des phrases comme celle-ci : "Le garçon-chat et le chat-garçon étaient allongés côte à côte devant la cheminée du salon" amènent les élèves à s'interroger sur la symétrie des désignations et sur le référent exact de chacune d'entre elles. Un classement est néanmoins élaboré :

 

 

Guillaume le garçon

 

Peter le chat

 

corps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pied

 ancien corps

 main

visage

dépourvu de poils et de moustaches avec des yeux ronds

 frère-chat

resserra son étreinte

 sur la nuque

leurs corps attendaient immobiles comme des taxis

 

affalé sur l'étagère

une patte en guise d'oreiller

garçon-chat

ronronner

 yeux

nonchalamment

chat-frère

 

leurs corps attendaient immobiles comme des taxis

 

esprit

 

opalescence rosé et violette...

les deux esprits

 

opalescence rosé et violette...

les deux esprits

 

 

Mais la mise en tableau ne va pas sans problèmes, âprement discutés dans la classe, dans la mesure où l'auteur organise lui-même la confusion. Si les corps sont ambigus, il semble bien clair que les "esprits" ne forment qu'un. C'est pour cette raison que les élèves sont conduits à remettre en cause la pertinence de leur présentation statique sous forme de tableau. L'un d'eux propose une représentation circulaire qui rend mieux compte de la dynamique du texte et des choix délibérément "ambiguïsants" de l'auteur :

 

Les deux esprits

 
 


garçon