1er écrit :

Invités à dire par écrit ce qu'ils ont compris (reformulation écrite), les élèves reprennent en chœur la formule du texte : "il avait volé quelqu'un". Mais lorsque l'enseignante demande qui est ce "quelqu'un" les réponses sont plus évasives. Il n’est pas sûr à ce stade que les élèves aient compris la méprise.

2ème écrit :

Un autre titre, plus explicatif que le titre d'origine, qui "prouve que l'on a bien compris l'histoire", est exigé. Un seul élève parvient à montrer par le biais du titrage qu'il a perçu la méprise. Il écrit : "La croyance du jeune homme". Les autres titres proposés ne signalent en aucune manière la méprise : "Le voleur du portefeuille", "Deux portefeuilles de nuit", "Le voleur du mauvais portefeuille", voire signalent le contresens : "Le pickpocket vole un portefeuille" L'enseignant ne fait pour l'heure aucun commentaire et met les titres en attente.

3ème écrit :

Le troisième écrit se limite à une tâche de soulignement. La consigne est la suivante : "Souligne en rouge les GN, les pronoms, les adjectifs possessifs se rapportant au jeune homme n° 1 et à son portefeuille, en vert les GN, les pronoms, les adjectifs possessifs se rapportant au jeune homme n° 2 et à son portefeuille". La consigne de soulignement, dont l'objectif réel est soigneusement caché dans la mesure même où l'intérêt de l'exercice réside dans sa découverte, par les élèves, permet de repérer un lieu d'ambiguïté passé inaperçu (l'ambiguïté de "son" dans "et lui demanda son portefeuille"). Ce premier repérage conduit les élèves vers une recomposition de l'histoire.

4ème écrit

La recomposition sera totale après un dernier exercice qui permet cette fois d'identifier la raison profonde de la mésinterprétation : l'exercice consiste à imaginer, à partir d'une bande dessinée schématisant les étapes du récit, les paroles et les pensées des deux personnages au fur et à mesure des événements.