Objectifs
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Remarques-compléments |
Suggestions |
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·
constituer un capital de lecture |
® en ayant une
fréquentation régulière des œuvres et en approchant tous les genres
littéraires de l’enfance |
Voir
document GRP lecture |
La lecture des œuvres ·
objectif premier : compréhension assurée du texte ·
réflexion collective sur l’interprétation ·
éviter de recourir à la lecture préparée hors classe |
4 instruments à
disposition 1-
la lecture à haute voix du maître ·
pour faciliter la compréhension (passages complexes) ·
pour souligner des passages clés 2-
la lecture à haute voix des élèves ·
uniquement pour les élèves maîtrisant la lecture (pauses, courbes
intonatives) ·
à cet âge, l’enfant ne peut pas avoir une lecture interprétative 3-
la lecture silencieuse ·
ce n’est pas un acte didactique (pas d’interaction, simplement une
conséquence des enseignements reçus) ·
demande une organisation différenciée 4-
le résumé partiel ·
synthétiser des passages pour comprendre |
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Assurer la
compréhension : principale difficulté ·
trouver un rythme équilibré entre lectures et discussions ·
discerner les obstacles relatifs à la maîtrise de la langue ou aux
représentations mentales erronées ·
faire des essais d’écriture sur des figures de la rhétorique et de la
stylistique ·
privilégier les jeux d’anticipations successives |
Gérer
la contradiction entre flux de lecture / explication d’un mot, d’une forme,
d’une incompréhension. ® progresser dans le texte
en rappelant ce qui vient d’être lu et en imaginant la suite ® reprendre tout oubli ou
erreur de compréhension par une discussion collective (acceptation ou refus
des propositions par le maître) ® langue : lexique
rare, syntaxe complexe, enchaînement problématique des substituts du nom,
connecteurs, relations temporelles … ® représentations qui font
défaut parce que ce qui est relaté n’appartient pas à l’expérience réelle ou
imaginaire des élèves. ® en poésie par
exemple : déplacer la signification la plus courante des mots, créer des
images, utiliser des symboles, jouer avec la langue. ® laisser les élèves
explorer les possibles : donner le titre, laisser imaginer les
scénarios, lire ou faire lire la mise en place de l’histoire ou le démarrage
de l’intrigue, laisser à nouveau anticiper les suites possibles, lire à
nouveau pour éliminer les mauvaises pistes,… puis revenir au texte original. |
Interactivité
de la lecture |
Lire et interpréter l’image·
c’est la relation texte-image qui doit être interprétée ·
prendre conscience des diverses modalités de cette relation dans la
construction du sens de l’œuvre ·
donner aux élèves la possibilité d’avoir un regard critique sur les
propositions de l’éditeur |
® en s’inspirant du travail
qui se fait traditionnellement autour de l’album en maternelle ® effets de redondance,
complémentarité, juxtaposition, récits parallèles, divergence, … |
Possibilité
d'étudier une œuvre d'abord par la lecture des images ou par la lecture du
texte seul (ex: album) |
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Les œuvres en débat : approche de l’interprétation des textes ·
le sens n’est pas donné : pas évident, pas manifeste ·
la curiosité s’apprend ·
confronter les interprétations divergentes |
® il se construit dans la
relation entre le texte, le lecteur et l’expérience sociale et culturelle de
celui-ci. ® au maître d’attirer
l’attention sur les mots et la présentation de l’ouvrage (surprendre,
conforter, décevoir) ® toute interprétation
n’est pas recevable, certaines sont en contradiction avec le contenu du
texte; le recours à l’œuvre reste le critère essentiel d’interprétation ® l’interprétation permet
de revenir sur des sentiments : dégoût ou adhésion, rejet ou
identification, émotions nées du récit, … ® débat sur les valeurs
esthétiques et morales mises en jeu ® discussion avec un
auteur, un illustrateur, un éditeur, un critique, un bibliothécaire (un autre
médiateur que le maître) |
Voir
grille d'analyse d'une œuvre et ses 3 axes de lecture Documents
sur les 3 niveaux de questionnement et les inférences De
la compréhension (niveau 1) à l'interprétation (niveau 2) |
|
·
apprendre à lire des textes littéraires suppose une mise en réseau
organisée ·
construire une véritable programmation des lectures successives sur
le cycle ·
ces mises en réseau engendrent investigations et interrogations |
® pour -
explorer un genre -
apprécier les divers traitements d’un personnage, d’un motif -
élucider une procédure narrative, l’usage du temps et du lieu -
estimer la place d’une œuvre au sein de la production d’un auteur ® en organisant un respect
du rythme des séquences et de leur durée ® en maintenant l’équilibre
entre les genres (poésie, nouvelle et roman, théâtre, conte, album, bande
dessinée) et entre classiques et œuvres contemporaines. ® cela suppose que les
enseignants eux-mêmes se dotent d’une solide culture des œuvres de jeunesse. |
Ex:
travail sur le genre policier à partir d'albums, de romans, de BD,… Voir
proposition du "GRP
lecture" au cycle 3 |
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·
aller vers la lecture interprétative peut être une fin en soi ·
contribuer à la mise en mémoire des textes ·
dire un texte doit rester un plaisir |
® développer des valeurs
expressives spécifiques en plus de l’intonation propre à la lecture :
accents d’insistance, variations rythmiques, jeu sur les intensités, … ® toutes les activités
d’expression sont intéressantes ® lire à haute voix,
mémoriser en partie pour interpréter, mémoriser pour réciter, écouter,
réécouter, enregistrer … ® avant d’interpréter un
texte, il faut l’avoir lu et relu, il faut l’avoir compris. ® les techniques de
mémorisation doivent être développées en classe (apprendre à apprendre) ® du simple poème à la
représentation théâtrale (avec l’appui de professionnels) |
Exercices
vocaux (méthode Pialat) Dossier
mémoire |
|
·
écrire à partir des œuvres littéraires lues est un des axes de
la production d’écrit ·
tous les genres littéraires peuvent faire l’objet d’un travail
d’écriture ·
prolonger l’écriture par une mise en livre des textes produits |
® il complète les autres types d’écrit : récits historiques, synthèses en histoire, descriptions en géographie, expérimentation en sciences (situations authentiques d’apprentissage) ® il s’agit de s’appuyer
sur le texte lu pour entrer en écriture : modifier un aspect (lieu,
temps, personnage, épisode, …), expanser ou réduire un texte, planifier une
nouvelle écriture dans l’exploration d’un genre, écrire « à la manière
de », pratiquer le pastiche, créer de manière ludique, créer des
ateliers d’écriture à partir d’une recherche lexicale ou d’une situation
induite (écoute musicale, œuvre picturale) … ® édition manuscrite ou
informatique |
Voir
document Morlaix
I |
|
·
Faire que l’élève devienne un lecteur autonome et passionné (le
maître a un rôle de conseil et de suggestion en fonction du niveau de lecteur
de l’élève) |
® établir un système de
prêt à domicile de livres et un échange de livres entre élèves. ® éviter de faire rédiger
des « fiches de lecture » mais suggérer de tenir « un carnet
de lecture » personnel. ® organiser des séances de
présentation de livres (clubs de lecture) |
Carnet
personnel de lecture ou de littérature sur le cycle ? Cahier
de présentation de livres ? |
L'enseignement
de la lecture est une activité quotidienne
® faciliter la compréhension
en donnant les références nécessaires pour lire les textes proposés (énoncé de
problème ¹ document d'histoire)
® reconnaître les mots de
manière quasi automatique, ainsi que l'ordre des mots et les marques
morphosyntaxiques (ce qui permet à un lecteur d'être efficace dans sa recherche
de sens, c'est qu'il n'a pas à contrôler de manière consciente ce travail de
reconnaissance)
® mieux on comprend et plus
on lit vite (et non l'inverse) : les exercices de lecture rapide ne sont pas
une finalité.
® les ateliers peuvent être
envisagés de manière autonome et s'installer de manière régulière dans la
grille hebdomadaire
-
considérés
comme des jeux sans être trop prolongés
-
fréquents
sans craindre de revenir plusieurs fois sur les mêmes problèmes
-
fortement
différenciés selon les besoins
® ils s'articulent avec les
PPAP
1-
Le lexique: la découverte des mots difficiles ou peu fréquents ne peut
guère être envisagée de manière systématique
Deux
facteurs de difficulté:
- la fréquence d'apparition des mots
dans le texte
- la régularité de l'orthographe (un
mot irrégulier est plus difficilement déchiffrable par voie directe)
Deux
grands axes
-
augmenter
le vocabulaire disponible tant à l'oral qu'à l'écrit
-
faciliter
le traitement des mots irréguliers
L'augmentation
du vocabulaire disponible est à travailler en lien avec les différents champs
disciplinaires (prononciation et différentes significations)
Une
liste des mots les plus usités de la langue française se trouve sur le site www.eduscol.education.fr
2-
La morphosyntaxe: conduire les élèves à des procédures quasi
automatisées et non à des analyses grammaticales réfléchies.
® La première difficulté pour
le lecteur est de bien segmenter la phrase et d'en retrouver les grandes unités
fonctionnelles (lecture hachée ou hésitante)
-
le
dialogue à haute voix entre l'enseignant et l'élève est essentiel (le maître
guide l'élève)
-
exercices
de segmentation: trait horizontal en
lecture silencieuse ou pause en lecture oralisée
® Le bon découpage d'une
phrase dépend en grande partie du bon repérage des mots qui la constituent mais
aussi de l'identification des marques morphosyntaxiques (genre et nombre, temps
et mode pour les verbes)
L'objectif
n'est pas de faire de la grammaire ou de la conjugaison mais de lire en
effectuant les bons regroupements.
® Toute une série de marques
rendent le découpage plus explicite (la ponctuation, les pronoms relatifs)
3-
La cohésion du texte: importance du traitement correct des substituts
du nom et des connecteurs
Il est essentiel de proposer des exercices
relativement systématiques des substituts du nom (place et rôle du pronom,
animé/inanimé)
® On peut jouer avec ces noms
(ex: extraordinaire bestiaire des substituts de noms d'animaux de Jean de la
Fontaine, les dénominations successives du Petit Chaperon Rouge)
Les
connecteurs mettent en jeu des relations complexes entre les énoncés successifs
du texte
® relations temporelles
(avant, après, en même temps …)
® relations spatiales
(devant, derrière, au milieu …)
® relations causales (parce
que, à cause de …)
® relations entre arguments
(donc, de plus, …)
Il
est ici beaucoup moins sûr que l'exercice permette d'installer une
compréhension de relations pour se faire une représentation.
·
Ils
visent à faire rencontrer de manière artificielle (exercices) des mots, des types
d'énoncés ou des formes syntaxiques que l'on a peu de chances de rencontrer
fréquemment.
·
Ils
visent à automatiser le traitement de ces formes ou de ces marques
·
Ils
doivent rester des jeux sur le langage (ne pas lasser tout en étant
suffisamment réitératifs)
·
Ils
doivent trouver une place régulière dans les activités de la semaine, et si
nécessaire, être utilisés de manière différenciée pour soutenir les élèves qui
en ont le plus besoin.
Document
application.doc Synthèse
JL Despretz CPC Landivisiau 2002