Travailler la lecture en réseaux
Le
travail de lecture en réseaux permet de répondre aux deux objectifs
d'apprentissage :
Conduire l’élève à un comportement (mettre en
relation) : acquérir une attitude comparative, effectuer des rapprochements…
Permettre à chaque élève de se constituer une
culture littéraire : comprendre qu’un texte ouvre sur d’autres lectures à
venir.
Un
lecteur ne verra plus du même oeil le personnage du loup lorsqu'il lira
différentes versions du
Petit Chaperon rouge puis "Mademoiselle Sauve qui peut" de Corentin (Ecole des loisirs).
Le
réseau autour des allusions du texte
Pour
pouvoir profiter pleinement d'un texte, il est indispensable de connaître les
textes antérieurs et les histoires plus récentes auxquels le texte fait plus ou
moins allusion.
Exemple
:
Pour pouvoir tout saisir de l'histoire de Verdurette (Claude Boujon), le jeune lecteur doit connaître les textes antérieurs auxquels l'histoire fait plus ou moins directement allusion : La grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le boeuf de La Fontaine, les contes traditionnels de princes ou princesses et de grenouilles.
Le
réseau autour d’un genre
Ce
réseau regroupe, comme son nom l'indique, plusieurs textes appartenant au même
genre mais
présentant chacun des particularités de telle sorte que
puissent être dégagées des constantes et des
variantes .
Sa
connaissance peut faciliter la compréhension d'un apprenti lecteur.
Exemple
:
La compréhension d'un policier s'enrichit grâce à la fréquentation d'autres policiers.
Le
réseau autour d’un élément littéraire
Travail sur le point de vue, le mode de narration, le dialogue, la description…
Le
réseau autour d’une scène type
Exemple
:
Dans une enquête policière, on retrouve toujours la scène de dévoilement du coupable.
Le
réseau autour des variantes d’un texte
Exemple
:
Le
petit chaperon rouge et ses détournements : Le petit napperon rouge (Hector
Hugo), Le diable des rochers (G Solotareff)…
La connaissance des uns enrichit la compréhension des autres.